Hope

« Rebellions are built on Hope »

La Brune émergea d’un sommeil sans rêve, dur et comateux. A chaque mouvement de tête, elle se demandait si son cerveau ne s’était pas détaché tant il cognait contre les parois de sa boite crânienne. Un rapide coup d’œil dans le miroir confirma ses doutes, le mal de crâne, les yeux bouffis, la bouche pâteuse, les carottes dans les cheveux, la Brune allait subir les affres de la gueule de bois. Elle tenta de se remémorer la soirée de la veille mais…

« Rebellions are built on Hope »

La Brune se figea en un instant. La surprise de cette voix dans sa chambre finit de la réveiller. Mais était-elle bien dans sa chambre ? « Il fait froid, le sol est froid, pas de doute, je suis chez moi. Sauf que… Sauf que le sol est en métal et non en bois. Ok pas de panique, je ne suis pas chez moi, je ne me souviens pas de la soirée, y’a vraiment pas de quoi paniquer. »

« Rebellions are built on Hope »

Le dernier mot résonna dans la pièce pendant de longues secondes quand une porte s’ouvrit, permettant ainsi d’amener un peu de lumière dans cet endroit sombre.

« Qui êtes vous ? C’est vous qu’on entend répéter la mêm… »

« Rebellions are built on Hope » serina le personne qui venait d’avancer dans la pièce.

« Ouais, du coup c’est vous quoi. »

Après quelques instants où la Brune refaisait la mise au point, son regard se posa sur l’inconnue qu’elle avait devant elle. Un soulagement l’envahit et elle se détendit d’un coup.

« Aaaaah mais c’est vous ? Vous êtes la princesse Leia ? AAAAAh mais ça va beaucoup mieux. Moi qui pensais avoir été kidnappée, j’me rends compte qu’en fait, j’ai juste tourné la carte. Tout ça c’est dans ma tête ! OUF ! »

La princesse Leia, de plus en plus déconcertée, prit la parole : « je ne vois pas en quoi c’est rassurant ? Tu parles à un personnage fictif dont l’interprète est décédée il y a un mois »

« Oui mais justement, ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. La dernière fois, je discutais avec le Joker de Batman, joué par Heath Ledger, alors je commence à avoir l’habitude. »

« Ok, donc ça ne te pose aucun problème de vivre dans une dimension parallèle et de parler à tes amis imaginaires ? »

« Sans vouloir me justifier outre mesure, je ne suis pas la seule dans ce cas là. Tous les gens qui ont vu Rogue One sont comme moi. »

La princesse Leia médita quelques instants sur ces paroles et enchaina : « J’aimerai savoir ce que tu as pensé de Rogue One. »

La Brune admira la princesse en se demandant où elle voulait en venir. Ce personnage mythique était là devant elle, habillé d’une sorte de blouse blanche, arborant ces fameux macarons et elle attendait d’elle une analyse cinématographique.

« Euh ok, mais après vous m’expliquez ce que je fais là ? »

« Rebellions are built on Hope »

« Nan, sans rire, c’est carrément répétitif là. »

La Brune commença alors son monologue : « Rogue One : a Star Wars story est l’épisode 3,5 de la saga StarWars. C’est à dire qu’il se situe entre la vieille saga qui est l’histoire la plus récente et la moderne saga qui est l’histoire la plus ancienne. »

Leia dit alors « C’est vrai que ça n’a jamais été simple cette histoire, parce que Georges a toujours été… »

La Brune lui coupa la parole : « C’est moi qui raconte ou c’est vous ? Bien. Le scénario de cette histoire est plutôt simple mais essentiel, il raconte l’histoire d’un groupe de Rebelles qui part à la recherche des plans de l’Etoile Noire pour pouvoir la détruire et sauver la galaxie. Ce film suit donc les pérégrinations de ce petit groupe de rebelles prêts à mettre leur vie en péril pour récupérer ces plans ainsi que leurs homologues de l’empire qui font tout pour empêcher leur plan d’aboutir. »

« Ca ne nous dit pas si tu as aimé ? Pour l’instant c’est un résumé plutôt froid de la situation. »

La Brune s’agaçait de plus en plus du comportement de Leia.

« Je sais, mais avant de pouvoir se lâcher, il faut poser les bases.

Cet opus est un spin-off parce qu’il se regarde seul et n’appartient à aucune saga.

Dire que j’ai aimé serait tellement en dessous de la vérité, que je ne peux pas laisser faire ça. J’ai adoré et j’ai une véritable vénération pour Gareth Edwards. Je le considère comme le Nolan de StarWars. Quand les trois Batman de Nolan sont sortis, ils ont créé la surprise tant ils étaient réalistes et noirs. Ils en étaient même flippant (surtout le deux, avec le Joker) tellement ils ‘faisaient vrais’. Nolan a transfiguré Batman pour le rendre réaliste. Edwards a fait exactement pareil avec StarWars. Il l’a rendu réel et accessible. Les effets spéciaux sont terriblement bien fait, beaucoup moins de numériques que dans la saga ‘préquel’, bref un rendu analogique qui claque et qui accentue le côté réel. Un bel effet spécial se doit d’être subtil, ce qui n’est pas tout le temps le cas dans Rogue One, mais les différentes planètes et populations font ‘vraies ». Les personnages principaux, Jyn et Cassian sont vrais également, ils sont torturés, passionnés et humains putain ! »

« Je t’en prie, pas de vulgarité, jeune fille. »

La Brune interloquée par cette intervention jeta un œil gêné à la Princesse. Sans savoir pourquoi, l’apparence de la Princesse semblait avoir changé, ces macarons avaient laissé place à une coupe courte et des cheveux blancs et raides. Leia rompit le silence : « bon bah, on va pas se regarder en chien de faïence toute la nuit, non ? »

« Euh, non non, je continue.

Les personnages secondaires bien que, plus clichés que les principaux sont tout à fait à leur place. Malgré le fait que l’issue de cette aventure soit connue, on accroche très rapidement et on est emporté par ces personnages. La dernière moitié du film est juste un chef d’œuvre d’action qui ravit les afficionados de StarWars ainsi que les néophytes. J’ai eu un coup de cœur pour le personnage de Cassian Andor, joué par Diego Luna. Je ne connaissais pas cet acteur et je rectifie le tir dès à présent. Ce type est un acteur à suivre de toute urgence. Grâce à StarWars et Gareth Edwards, il a notamment permis de faire passer un personnage hispanique au premier plan en évitant tous les clichés du genre. Dans un pays où le président souhaite construire un mur entre lui et le Mexique, Diego Luna lui répond que la diversité est la richesse des États-Unis. Je rajouterai que la diversité est la richesse de ce Rogue One.

Bref, cessons les digressions : Ce film est juste trop bien ! »

« Si c’est trop c’est que c’est négatif, non ? Il faudrait en enlever ? »

La Brune resta bouche-bée devant Leia, puis reprit un peu de contenance :

« Bien sur que non, tout est parfait, il ne faut rien enlever. Qu’est ce que c’est que ces réflexions de vieux ? Bref, passons à la musique. J’ai vu plusieurs critiques de Rogue One qui parlait de l’absence totale d’originalité de la bande originale… Pardon, mais ces gens là, ont de la merde dans les oreilles ! »

« Mange ! »

« Pardon ?»

« Oui, quand j’entends ‘merde’, je dis ‘mange’ ! Ca te choque ? »

« Non mais la seule personne que j’ai entendu dire ça, c’est… »

Leia lui coupa de nouveau la parole : « donc la musique ? »

« Oui oui, euh… La musique est formidable dans ce film. Le thème est légèrement différent de l’original de StarWars et c’est normal puisque ce film ne rentre dans aucune case. Je salue bien bas, le travail conjoint de Michael Giacchino et d’Alexandre Desplat qui ont réussi à créer un thème si proche de l’original et si différent qu’on le reconnait immédiatement.

Première musique à écouter : Trust goes both ways

https://www.youtube.com/watch?v=DaEJU2wqvZQ

Les trailers sont dotés des meilleurs musiques. Ces thèmes sont juste originaux et fantastiques.

Bref, cette musique ne me quitte pas depuis que j’ai vu le film au ciné. Elle est belle et elle m’emporte automatiquement dans des galaxies lointaines, très lointaines, alors même que je me trouve sur la ligne 6 du métro à Denfert-Rochereau. Le thème de ce film est l’espoir qui est grandement bien incarnée par la musique plus que par les faits. Ce film est résolument épique mais tragique alors que la musique nous transporte dans une dimension parallèle où l’espoir règne en maitre. C’est ce que je trouve le plus fort dans Rogue One, tout ce que l’on voit est tragique mais on garde espoir ? Comment ? Grâce à vous ! »

« Ah, c’est mon tour, alors ? », Leia se releva avec mal de son siège et claudiqua jusqu’à l’autre bout de la pièce. La brune ne se rappelait pas avoir vu Leia boiter jusqu’ici. La princesse trouva un fauteuil noir anthracite et s’installa confortablement dedans. Qu’est ce que tu penses de moi ? »

La Brune ne réfléchit pas bien longtemps avant de dire : « ce que je pense de vous ? Vous êtes une guerrière, vous êtes la première femme forte que j’ai vue au cinéma. Vous n’êtes pas une demoiselle en détresse. Vous êtes l’espoir. Le combat. Vous êtes mon héroïne. Quand je vous ai vu à la fin de Rogue One, j’ai pleuré. Parce que j’ai vu le film quelques jours après votre décès et que vous incarnez tout ce que j’aimerai être. »

La brune leva les yeux vers le fauteuil. Leia n’était plus là. La Brune ne se trouvait d’ailleurs plus dans la chambre d’un vaisseau rebelle mais dans une petite maison, en Bretagne.

« Mamie ? »

« Qu’est ce que tu penses de moi, ma poule ? »

« Ce que je pense de toi ? Tu es une guerrière, Avec maman, tu es la première femme forte que j’ai rencontrée. Tu n’as jamais été une demoiselle en détresse. Tu étais l’espoir. Le combat. Tu es mon héroïne. Quand je t’ai vu en Bretagne, j’ai pleuré. Parce que la dernière fois que je t’ai vu, tu étais partie et que tu incarnes tout ce que j’aimerai être. »

« Tu sais que je ne suis qu’une projection de ton cerveau, ma chérie ? »

« Oui je sais et je me rends compte que je t’ai inconsciemment liée à la princesse Leia. Je sais que tu ne sais pas qui c’est, parce que tu étais hermétique à toute chose parlant anglais. Mais c’est ton homologue de l’espace. Forte, belle, intelligente. Carrie Fisher va me manquer, mais toi tu m’as fait un trou dans le cœur quand tu es partie. »

« Nan ma poule, c’est loin du cœur. »


La Brune s’éveilla douloureusement ce matin là. Vaqua à ses occupations. Quand elle eu quelques minutes de répit, elle songea sérieusement à appeler sa mamie pour lui raconter sa vie. Une seconde plus tard, elle réalisa qu’elle ne pouvait pas et qu’elle ne pourrait plus le faire.

La Brune eut un léger rictus amer : « C’est loin du cœur ? Nan, c’est pile dedans et ça fait putain de mal ! »

carrie-fisher-princesse-leia-est-deeceedeee-83129-large

Carrie Fisher          21/10/56 – 27/12/16

mamiiie

Suzanne Le Bot     12/12/26 – 01/12/16

Publicités

Les Misérables ou la minute "critique schizophrène"

Bonjour les p’tits clous !

Aujourd’hui, je souhaite débriefer sur un film vu cette semaine au ciné : Les misérables.


Avant de commencer, je souhaiterai avouer quelque chose qui me ronge de l’intérieur depuis que ce film est sorti. Bon, d’accord, ronger de l’intérieur, c’est peut être un peu fort…
Je n’ai jamais lu le livre de Victor Hugo, je n’ai jamais vu les films ou téléfilms basés sur son livre : bref, je ne connaissais pas l’histoire avant d’aller le voir au ciné. Je sais c’est une honte, shame on me, on devrait me lapider sur la place publique, puis m’enduire de goudron et me saupoudrer de plumes. A vrai dire, je ne sais même pas comment cela est possible. C’est de l’ordre de la culture générale. J’aurais du au moins, en entendre parler par quelques personnes ou le lire à l’école ! Mais pour votre gouverne, ma culture générale se porte bien et à l’école, j’ai lu Zola ! Et ouais, ça vous la coupe, hein ?

Bref.
J’allais donc au ciné sans a priori ! Vraiment ? Non ! J’ai lu une critique… Je sais, je suis faible. Mais le truc, c’est que tout le monde disait que c’était un chef-d’oeuvre et le titre de la critique du « Ciné du Hibou » était : Les Misérables, vraiment si misérable ? Avouez que ça intrigue ! Du coup, je l’ai lu et je suis partie en me disant qu’il y avait une mince probabilité que le film soit tout pourri !

Pour faire court, mon avis est très mitigé sur ce film, vous aurez donc le droit d’avoir une critique schizophrène avec :
Melle Jekyll : j’aime !
Melle Hyde : j’aime pas !

Melle Jekyll a aimé l’histoire tourmentée de tous ces personnages. Comme elle le disait plus haut, elle ne connaissait pas le livre et encore moins la comédie musicale. Elle a donc découvert cette histoire digne d’un bon livre de Zola qui est effectivement triste à mourir mais belle tout de même. De plus, cette histoire est très bien située, chronologiquement et géographiquement parlant. Le spectateur n’est jamais perdu, pas comme ce que Melle Jekyll a pu lire dans diverses critiques.
Melle Hyde n’a rien trouvé à redire sur l’histoire et l’agencement des différents évènements. Elle en était très énervée d’ailleurs.

Melle Jekyll a adoré la comédie musicale.
Melle Hyde a détesté la comédie musicale.

Melle Jekyll trouve que les chansons sont belles et apportent un vrai plus aux scènes, comiques, tristes, euphoriques, bref à toutes les scènes !
Melle Hyde ne comprend pas l’intérêt qu’il y a de chanter « bonjour Mr le Maire », « dis donc qu’est ce qu’il fait moche aujourd’hui », « oui, mais ne vous inquiétez pas, ça va se lever », « tiens ! Le porc est en promotion aujourd’hui ! »… Tout cela, sur l’air de « Pousse Mémé dans les orties », succès planétaire des chansons sans mélodies.

Melle Jekyll trouve que tous les acteurs ont fait un effort énorme de chant pour ce film et que Anne Hathaway et Russel Crowe sont ceux qui se démarquent le plus niveau « belle voix ». Melle Jekyll n’est pas d’accord avec le « Hibou », Russel Crowe a une voix très originale et très intéressante. Amanda Seyfried a déjà chanté dans Mamma Mia. Son talent de chant n’était donc plus à démontrer bien qu’elle ait une voix très (presque trop) aiguë dans « les Misérables ».
Ceci dit, Melle Hyde pense qu’Hugh Jackman et Eddie Redmayne ont des voix beaucoup trop chevrotantes, agaçant les oreilles très rapidement. 

Les acteurs jouent tous très bien, indique Melle Jekyll, à l’exception de Eddie Redmayne rajoute Melle Hyde. Oui, c’est le seul acteur (à ses yeux) qui n’a aucun talent. Son jeu est très plat et ses chansons aussi, SAUF la chanson où il parle de tous ses p’tits potes qui sont morts au combat pendant que lui était tout assommé ! Cette chanson est vraiment magique !

Melle Hyde a envie de rajouter que 2h40 c’est très long pour un film chanté du début à la fin d’autant plus que nous avions la chance d’avoir dans la salle de ciné, « dark vador » modèle réduit à notre droite et une nana très très très émotive à notre gauche. 
En gros, il y avait un gamin qui respirait comme un phoque et nous avions eu dans l’idée de l’euthanasier, car il souffrait, mais sa mère s’y est violemment opposée ! Et puis à ma droite, il y avait l’hyper-sensible qui pleurait comme une madeleine. Mais attention, le gros chagrin, celui qui fait qu’on l’entend à travers tout le ciné, avec mouvement de tête, raclage de nez et gémissement plaintif… Celle là aussi, on a voulut l’aider, mais son copain n’a pas voulu. En revanche, il nous a bien vengé. Il s’est foutu de sa gueule ostensiblement.

Je conseille ce film car je le trouve très intéressant : histoire fun, chansons sympas et pléiade de bons acteurs. Ceci dit, ce n’est pas le chef-d’oeuvre qui était annoncé ! Sorry !

Carooo


Inception – 5/5

C’est l’histoire d’un grand film (réalisé par Christopher Nolan) que j’ai loupé au ciné par un mauvais concours de circonstance. Ce film a été encensé par la critique et on en a fait tout une histoire… Du coup, comme j’suis un peu contrariante, je ne l’ai vu que très récemment ! Oui, c’est encore l’histoire des films que tout le monde aime et du coup, ayant peur d’être déçue, j’attends trois ans avant de le voir !


Bref mon p’tit frère l’ayant acheté puis regardé dans la foulée, a glissé le DVD dans mon sac en me disant : regarde moi ça, c’est de la bonne ! 
Il a tout de même rajouté « accroche toi c’est un poil compliqué ».


Du coup, j’ai écouté mon sage p’tit frère (qui aime le ciné tout autant que moi) et j’me suis posée devant le film un lundi soir.
Je suis excessivement précise sur les détails parce que je pense que je me souviendrai éternellement de ce film tant il m’a marqué.

C’est l’histoire de Dom Cobb (Leonardo DiCaprio), un personnage au métier plus que bizarre : Il est extracteur…. Dans le language Nolanien, cela signifie que Dom extrait des secrets enfouis au plus profond du subconscient des gens. Il réalise ses larcins en les plongeant dans un sommeil profond et en s’introduisant dans leurs rêves. 

Bref, Dom est une sorte de marchand de sable véreux. 

Un jour, un riche homme d’affaires, prénommé Saito (Ken Watanabe, l’excellent Katsumoto du Dernier Samouraï), lui propose un job super bien payé. Il doit faire l’inverse de ce qu’il fait actuellement : réaliser une Inception. Cela signifie qu’il doit semer une idée dans la tête de quelqu’un assez profondément pour que la personne fasse sienne cette idée.
Un action des plus difficiles, même si Dom Cobb l’a déjà fait une fois…
Dom et son équipe (Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy, Ellen Paige, Michael Caine etc…) mettent au point leur stratégie pour faire cette inception sur l’héritier d’un homme d’affaires surpuissant (Cilian Murphy). Ils doivent inceptionner (oui ce verbe existe, nan mého !) l’idée selon laquelle ce « FilsDe » doit démanteler l’empire de son papounet pour créer sa propre entreprise. Ceci permettant à Saito d’avoir le monopole sur le marché des affaires.

Bref, je ne vais pas tout raconter ici mais ce film est en effet relativement complexe. Il faut vraiment s’accrocher pour comprendre la logique du film. Mais une fois que c’est fait, c’est que du bonheur ! Ce film est riche, bien construit, très complexe et a un scénario très bien ficelé. 
Question panel d’acteurs, on a affaire à tout le gratin concernant la nouvelle génération, excepter Michael Caine qui lui, est de l’ancienne génération mais tout aussi doué !

J’suis restée bloquée sur la musique, elle m’a littéralement envoûtée  Avant le générique de fin,  je me suis dit que j’avais donc deux possibilités : James Horner ou Hans Zimmer !

Hans Zimmer bien sur ! Raaaaaaaa, je l’aime d’amour celui là !

Le truc marrant (enfin peut être pas hilarant, mais en tout cas, ça me fait marrer) c’est que j’ai vu ce film après Batman, The Dark Knight Rises. J’suis juste tombée amoureuse de Joseph Gordon-Levitt et de Tom Hardy, et puis Michael Caine était top, et puis j’aimais bien Marion Cotillard (malgré sa manière toute personnelle de décéder) et là on me dit : tu prends les mêmes, tu enlèves Christian Bale (nooooooon pas Christiannnnnnn) et tu le remplaces par Leonardo DiCaprio (ouaiiiiiiiiiiiiiis ! houuuuuuurra) et ben tu as le casting d’Inception ! Ah ouais – dis-je – et ben du coup, il faut que je vois Inception !

Et ce fut chose faite, j’ai regardé ce film et j’ai réellement buggé… J’étais en train de tricoter  me faire les ongles et j’en ai lâché mes aiguilles vernis et j’ai scotché sur la télé. J’étais, excusez moi cette expression familère, à fond dedans ! 

Je ne discuterais pas ici de la dernière scène du film et pourtant « Spielberg sait » que j’en ai envie. 
Mais spoiler un film peut prêter à contusions ! 

Bref, ce film m’a intriguée/étonnée/impressionnée/intéressée/touchée/divertie/bouleversée !

J’ai donc parlé de ce film à mes plus proches collaborateurs…… Oui c’est ça, mes parents ! ^^
4 jours après mon premier visionnage, j’ai forcé mes parents à le regarder avec mon frère et moi ! Et ben mon vieux, j’aurais mieux fait de me casser une gibole ! Nan, quand même pas, mais disons que ce film ne les pas du tout intéressé pour être poli…

« J’ai rien bité du début à la fin » dixit ma mère. Et elle rajoute parce qu’elle est trop mimi : « Mais, j’suis super impressionnée que ton frère et toi ayez compris ce film ! Ils sont intelligents mes enfants ! »
Mon père en profite pour rajouter : « pour moi c’était une succession d’image sans lien logique… »

M’enfin, les goûts et les couleurs… !

Perso, c’est un film que je conseille si vous avez 2h20 devant vous et que vous n’êtes pas trop crevé !
« Quel est le parasite le plus résistant : une bactérie, un virus, un ver intestinal ? … Une idée. »

« Ya personne qui pouvait rêver d’une putain de plage ?????? « 

   

Kaamelott, livre III et IV – 5/5

Kaamelott, Livre III & IV : Le Début de la Fin/Faim ?
      
image
Comme je le disais, Kaamelott, livre I & II, c’est la découverte, la fidélisation du public !
Dans les deux livres suivants, on rentre dans le vif du sujet.
Arthur n’a jamais autant délaissé Guenièvre…
Lancelot se rapproche de Guenièvre…
Arthur fait ami-ami avec la femme de Karadoc, l’ambitieuse Mévanwi…
Bref, c’est le bordel !
Ces deux livres sont géniaux car :
– l’ambiance générale de cette série est conservée : humour, anachronisme verbal, décalage, etc etc !
“Et ben si ils veulent la place les gars, je leur laisse !… Qu’ils y viennent chercher le Graal avec la compagnie de loustics que je me promène… Je leur souhaite un bon séjour aux mecs !… Ils se les farciront, les séances de la Table Ronde où tout le monde roupille du début à la fin !… Les doléances, les revendications, les clans !… Moi, pendant ce temps-là, j’irai glander en Andalousie !… Là-bas au moins, on peut se baigner sans avoir les doigts de pieds tout bleus au bout de cinq minutes !”
– maintenant que l’on connait bien les personnages, on suit leur évolution personnelle et professionnelle…. Ouais bon, professionnelle, faudrait pas pousser non plus, mais ils évoluent quand même !
– on découvre de nouveaux personnages et notamment le roi Loth. Il s’agit du mari de la demi-soeur d’Arthur ! Un gros opportuniste qui adore utiliser les citations latines pour finir ses phrases. Le problème, c’est qu’il ne parle pas une broc de latin ! Du coup, ça ne veut jamais rien dire.
On fait également la connaissance de Méléagant, un personnage énigmatique qui va guider Lancelot, vers le côté de obscur de la force ! Ouais là, ça fait un peu Star Wars ! Et pourtant Méléagant cultive énormément de ressemblances avec l’empereur de la saga de Georges Lucas ! Méléagant serait envoyé par les dieux pour punir Arthur (pas de graal, échange d’épouses, etc, etc !). Du coup, ce charmant personnage entraîne kaamelott au fond du trou.
Le livre IV est la pièce charnière de l’épopée Kaamelott. Ce livre garde un lien très fort avec les 3 premiers, tout en marquant une différence très nette avec le reste. C’est à partir de cette saison que les éléments de la fin de Kaamelott se mettent en place. Arthur en changeant d’épouse, a provoqué les dieux. De plus, la quête du Graal piétine, les chevaliers se mettent à fonder des clans séparatistes.
Déjà que le livre IV, c’est pas la joie :
Le livre V s’annonce nettement plus noir … 
“Eh bien, c’est l’histoire d’un petit ourson qui s’appelle… Arthur. Et y’a une fée, un jour, qui vient voir le petit ourson et qui lui dit : Arthur tu vas partir à la recherche du Vase Magique. Et elle lui donne une épée hmm… magique (ouais, parce qu’y a plein de trucs magiques dans l’histoire, bref) alors le petit ourson il se dit : “Heu, chercher le Vase Magique ça doit être drôlement difficile, alors il faut que je parte dans la forêt pour trouver des amis pour m’aider.” Alors il va voir son ami Lancelot… le cerf (parce que le cerf c’est majestueux comme ça), heu, Bohort le faisan et puis Léodagan… heu… l’ours, ouais c’est un ours aussi, c’est pas tout à fait le même ours mais bon. Donc Léodagan qui est le père de la femme du petit ourson, qui s’appelle Guenièvre la truite… non, non, parce que c’est la fille de… non c’est un ours aussi puisque c’est la fille de l’autre ours, non parce qu’après ça fait des machins mixtes, en fait un ours et une truite… non en fait ça va pas. Bref, sinon y’a Gauvain le neveu du petit ourson qui est le fils de sa sœur Anna, qui est restée à Tintagel avec sa mère Igerne la… bah non, ouais du coup je suis obligé de foutre des ours de partout sinon on pige plus rien dans la famille… Donc c’est des ours, en gros, enfin bref… Ils sont tous là et donc Petit Ourson il part avec sa troupe à la recherche du Vase Magique. Mais il le trouve pas, il le trouve pas parce qu’en fait pour la plupart d’entre eux c’est… c’est des nazes : ils sont hyper mous, ils sont bêtes, en plus y’en a qu’ont la trouille. Donc il décide de les faire bruler dans une grange pour s’en débarrasser… Donc la fée revient pour lui dire : “Attention petit ourson, il faut être gentil avec ses amis de la forêt” quand même c’est vrai, et du coup Petit Ourson il lui met un taquet dans la tête à la fée, comme ça : “BAH !”. Alors la fée elle est comme ça et elle s’en va… et voilà et en fait il trouve pas le vase. En fait il est… il trouve pas… et Petit Ourson il fait de la dépression et tous les jours il se demande s’il va se tuer ou… pas…”
“Vous allez voir qu’il n’y a aucun problème…
Siècle des larmes, hurlements…
Très bien.

Au jour, Dieu Roi de Logres…

Roi de Logres ?

Fait affront du Lac combattant frère à l’épée

Femme de Vannes épousée commet faute

Panique, ruines, fin d’un monde

Sur Terre sans démons ni sorcières

Viens, dieu des morts solitaire des frayeurs

Du ciel à l’insulte la Réponse

[…]
Là, ça pue du cul, mais violent.”

Dirty Dancing – 5/5

“Be me, be my baby
Be my litlle baby
My one and only baby
Say you’ll be my darling
Be my, be my baby
Be my baby now
My one and only baby
wa oh oh oh
I’ll make you happy, baby
Just wait and see
For every kiss you give me
I’ll give you three
Oh, since the day I saw you
I have been waiting for you
You know I will adore you
Till eternity so won’t you please”

Dirty Dancing, avant d’être un film de fillasse, c’est un film avec une bande son de fou ! Toutes les musiques sont cultes et géniales !
Donc l’histoire est plutôt simple, une famille aisée vient passer ses vacances dans un centre 12 étoiles (à peu près, quoi !). La petite dernière de la famille renommée Bébé, va faire ami-ami avec le personnel du centre et notamment Johnny Castle, le responsable des danses. Parce que dans ce centre, tout le personnel sait danser. Je pense, même, qu’ils ont été triés sur le volet ! Ils apprennent les danses de salon aux clients, et le soir, dansent, ensemble, des danses “sales” !
C’est alors que Bébé, fascinée par ces danseurs-nés, se met à la danse avec Johnny comme professeur. Et, biiiiiiiim, ils tombent amoureux…
Bref, cette histoire a beau être simple c’est l’une des plus belles histoires d’amour filmique ! C’est LE rôle de Patrick Swayze. Il s’est fait connaitre dans ce film où il joue très bien et est carrément canon. Petit bémol, il a une démarche super strange, genre mi-ours-mi-camionneur ! C’est dommage !
Ce film est drôle, attendrissant et groovy grâce à la BO et tout pleins de phrases très naïves !
Mais sinon, le réalisateur devrait penser au moment de la scène final à avertir les téléspectateurs que cette scène ne doit pas être reproduite et que ce genre de figures est réalisée avec des cascadeurs expérimentés ! Parce que sinon, bonjour les dégâts ! ^^
Bref, excellent film culte que j’ai du voir 200 fois au bas mot !
“On laisse pas Bébé dans un coin !”
“Ça c’est mon espace de danse, ça c’est ton espace de danse. Je n’envahis pas ton espace, tu n’envahis pas mon espace !”
“C’est pas un crime de porter des pastèques.”
“Va faire mousser ton spaghetti et laisse ça aux gros calibres !”
“Tu n’as pas besoin de courir le monde après ton destin comme un cheval sauvage” Prix de la naïveté 1987 !

Raiponce – 5/5

“J’ai des cheveux qui s’illuminent quand je chante !”
Ouais, ouais, ouais ! PLUS DE DROGUE pour Raiponce !
C’est évidemment ce que dirait toute personne normalement constitué, si ce n’était pas un dessin animé Disney. 
Et oui Raiponce, c’est la super – bonne – surprise de chez disney ! 
Ce film d’animation raconte l’histoire d’une petite fille née avec des cheveux magiques. Quand elle chante sa chanson, elle peut guérir les gens mais également les rajeunir ! C’est pourquoi la mère Gothel qui est une horrible vieille sorcière kidnappe Raiponce et la séquestre dans une très haute tour, avec pour seule ouverture sur l’extérieur, une fenêtre !
Ses parents meurtris, commémore sa disparition tous les ans lors de la fête des lumières. La jeune fille voit ces lumières depuis sa tour et rêve de se rendre sur le lieu de la fête !
C’est alors qu’un bandit de grand chemin, “Flynn Rider”, croise la route de Raiponce…
Ce film d’animation est une pure merveille : l’image est magnifique (les couleurs aussi), la BO est géniale (ce qui dans le langage disnyesque veut dire : les chansons restent dans la tête et on les chante à tue-tête !), les personnages sont tordants et les dialogues sont terribles ! Bref, ce film est très réussi !
Et il séduit les jeunes, comme les moins jeunes :
– Hey Papa, on regarde Raiponce ? 
– Ouais, j’sais pas..
– Bah allez quoi ! 
– Bon d’accord ! 
Mouhahahah ! Trop facile !
Bref, je conseille ce film d’animation aux enfants (of course !), aux ados, aux adultes et même au vieux ! Et ouais ! C’est ma tournée !
“Fleur aux pétales d’or, répands ta magie, inverse le temps, rends-moi ce qu’il m’a pris, ce qu’il m’a pris.”
“La poêle à frire ? Incroyable ce truc !”
“-Qui êtes vous? Et comment êtes vous arrivé jusqu’à moi? (Raiponce)
-euuuh… (Flyn)

-Qui êtes vous et comment êtes vous arrivé jusqu’à moi?! (Raiponce) 

-J’ignore qui vous êtes, et je ne sais comment je suis arrivé chez vous. Mais permettez moi de vous dire …. Saluuut. Comment ça va? Moi c’est Flyn Rider. Alors la vie est belle mmm?  (Flyn) 

-Qui d’autres connait l’endroit ou je me cache? Flyn Rider? (Raiponce) 

-Du calme ma jolie euh…  (Flyn) 

-Raiponce! (Raiponce) 

-Je vais répondre… Alors voilà” (Flyn)

“Pourquoi il me regarde le crapaud ?”

Kaamelott, livre I et II – 5/5

Salut les p’tits clous !
Alors je sais, je sais ! Kaamelott n’est pas un film ! Mais si vous voulez tout savoir, Kaamelott n’est pas non plus une série ! C’est bien plus que ça !
Kaamelott, c’est un chef d’oeuvre !
Alors comme c’est encore moi qui décide, et bien j’ai décidé de faire une “critique” de Kaamelott ! On peut également dire que je vais faire un article de propagande pro-kaamelott !
Bref, Kaamelott c’est la légende du Roi Arthur, re-visitée par Alexandre Astier ! 
Alexandre Astier est un acteur/réalisateur/producteur/compositeur/humoriste/prix nobel de la rigolade, lyonnais ! Il s’est dit qu’un jour qu’il créerait ZE série de la mort qui tue et qu’il allait embarquer toute sa famille dans cette histoire de fous !
Comme je sur-kiffe cette série (pour les non-billingues, j’idolâtre cette série), et que j’ai énormément de chose à dire dessus, je vais séparer ma critique en plusieurs articles.
Le premier : livre I et II
Le second : Livre III et IV
Le dernier : Livre V et VI
Voilà pour le sommaire !
Donc les livres I et II sont conçus selon le format 3min développé par M6.  Cette série raconte « l’épopée » (et là les gens qui connaissent la série, doivent se marrer) du roi Arthur et de ses Chevaliers : Lancelot du Lac, Perceval le « Gaulois/Gallois », Léodagan de Carmélide, Karadoc de Vannes, Bohort de Gaunes, Yvain Chevalier au Lion, etc etc !
Sauf que dans cette version de l’histoire, Arthur tient à bout de bras tout son petit monde, car il est entouré de chevaliers en carton.
Léodagan, qui est aussi son beau-père, est un râleur opportuniste.
Lancelot est son plus fidèle ami mais est aussi le confident de la reine.
Perceval est un débile profond mais il reste très touchant.
Karadoc est un estomac sur patte qui est aussi intelligent que Perceval.
Bohort est un couard, légèrement efféminé, ce qui lui vaut de nombreuses blagues.
Yvain est le beau-frère d’Arthur, et est un ado attardé qui parle comme un gamin du 21ème siècle, pour la légende des chevaliers de la table ronde, tout va bien !
Gauvain est l’acolyte d’Yvain mais aussi le neveu du roi, car c’est le fils de sa demi-sœur, Morgane et du roi Loth. Il est aussi attardé qu’Yvain, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils s’entendent aussi bien ! 
Enfin bref, quand on sait que c’est ces Gugus qui dirigent le Royaume de Logre, ça fait frémir !
Arthur est, quant à lui, guidé par la fameuse Dame du Lac. Une jeune femme que seul Arthur peut voir et qui le guide vers le Graal et la vie éternelle. Le problème c’est qu’elle aussi donne des conseils moisis ! Bref, il n’est pas aidé !
Du coté des femmes, on peut y voir Guenièvre (sa femme) qu’il ne peut pas blairer car c’est une sorte de gourde/attachante.
La mère de Guenièvre, Dame Séli qui est aussi la femme de Léodagan, est ce qu’on peut appeler une vieille carne ! Même si elle n’est pas si vieille que ça.
La légende du Roi Arthur est une légende pour plusieurs raisons mais surtout parce qu’il est question de magie ! Le roi Arthur est épaulé par le plus puissant druide qui existe : Merlin ! Dans la version « Astier », Merlin est le plus gros naze de la création ! Il crée des sorts géniaux sans faire exprès et ne sait pas le refaire ! A part lancer un sort de dessalage de la morue, il ne sait pas faire grand-chose !
Cela fait beaucoup de personnages, et encore je n’ai parlé que des personnages principaux !
Ces deux livres ont permis de rendre les téléspectateurs addicts à la série. Les épisodes n’ont pas vraiment de lien logique les uns avec les autres mais permettent de se familiariser avec tout ces personnages. Les 4 autres livres ont un enchainement beaucoup plus logique dont je parlerai plus tard !
Donc pour le coté un peu people du casting, il y a le frère, la mère, le père et la belle-mère d’Alexandre Astier ! C’est une entreprise familiale. Le reste des acteurs est composé des amis des Astier’s (qui sont tous de très bons acteurs) ainsi que de nombreuses guests stars !
Kaamelott est connue pour ces dialogues savoureux ! Astier est le roi de l’anachronisme. Il mêle un langage pseudo-moderne avec une espèce de patois lyonnais. Les plus touchés sont évidemment, les paysans. Alors là question accent pourri, ils se posent là ! Il ya carrément des phrases incompréhensibles !
Comme je le disais, les dialogues sont géniaux et possèdent une grande musicalité. Chose peu étonnante, puisque Alexandre Astier est un vrai mélomane et est poly-instrumentiste (j’ai entendu ça cette semaine, j’me suis jurée de le placer un jour !)
Ceci dit, là où on voit que cette série est culte c’est parce que ces dialogues sont rentrés dans le langage commun !
« C’est pas faux ! » : Expression atypique signifiant qu’on n’a pas compris la dernière phrase.
« Pierre incandescente » : qui peut accaparer des objets sans resurgir sur autrui ! Définition made in Perceval
« Putain, en plein dans sa mouille ! » : ce qui signifie, Diantre, en plein dans la tronche !
« Mais je vous emmerde, mon petit pote ! Vous commandez ce que je vous dis de commander et vous la fermez bien comme il faut ! » Normalement, il faudrait s’arrêter à « mon ptit pote » mais vu que les dialogues sont très faciles à retenir, et ben le reste de la phrase suit… à chaque fois ! ^^
 « Qu’est-ce que vous voulez, mon p’tit Bohort : entre son épée qui fait de la lumière, son Merlin qui fait pleuvoir des grenouilles et sa Dame du Lac qui se prend pour une truite, il lui manque plus qu’un numéro de trapèze, au roi des Bretons » Elle est belle la légende !
« Personnellement, la condition paysanne, j’me la taille en biseau » exemple typique du parlé Astier ! Et c’est ça qui est boooooooooon !
« Ooooooooh, non mais faire du labyrinthe avec un trou-de-balle pareil, faut drôlement de la vaillance, hein ! » No comment !
 «Ce que je dis, tout le monde s’en tamponne ! Je gueule, je gueule, j’pourrais gueuler dans le cul d’un poney ce serait pareil ! » exemple typique de la manière dont parle les pécors de Kaamelott !
«Non mais je sais pas comment c’est arrivé sur le tapis… On parlait d’esclavage, je crois. Les autres disaient que vous l’aboliriez sans doute dans l’avenir ; moi j’ai dit que c’est parce que vous aviez pas le courage de l’faire maintenant ; il y en a un qui m’a dit qu’il fallait pas que je me prenne pour le roi et voilà ! (un peu gêné) Alors j’ai dit… “Le roi je l’emmerde”… Mais c’était dit sans méchanceté » Lancelot ^^
« Qu’est-ce que c’est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? […] Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c’est la vie » Karadoc dans toute sa splendeur !
« Bien manger c’est important ! » Karadoc encore, qui devient maitre dans l’art de défoncer des portes ouvertes !
« Les pattes de canaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaard ! ! » Kadoc…
« Mordu Mordu Mordu Mordu Mordu Mordu Moooooooooooooooooooooorduuuuuuuuuu ! » Kadoc again ! Expression utilisée pour tout et n’importe quoi, mais surtout n’importe quoi !
« Et à un moment… Le sorcier s’est mis à nous menacer, avec ses parties génitales » Gauvain qui était en mission avec Yvain et qui tombe sur un fakir un peu spécial !
« Mais qu’est-ce que que vous faites là, trou du cul ?? » Arthur s’adressant au noble glandu Perceval.
Bref, si je m’écoutais, je mettrais le script entier sur cet article ! Mais du coup, ça serait un peu long ! ^^
Alors j’en garde un peu pour les deux autres articles !
« Elle est où la poulette ? 

La vie d’une autre – 4/5

Aujourd’hui, ce sera “la vie d’une autre” !
Vu ma logique en ce moment, j’aurais du choisir un bon nanar à critiquer mais le destin en a voulu autrement.
Vendredi soir, petite sortie au ciné pour (enfin…) aller voir “the artist”. Avec ma soeur et ma pote, on va chercher les places et là BIIIIIIIIIIIIM : 0 place ! Bon bah tant pis, on était venu voir un film, on va en voir un ! Non mais des fois !
Après moult réfléxions, on se décide et on choisit “la vie d’une autre”. Mon seul argument pour aller voir ce film c’était : Mathieu Kassovitz joue dedans ! Le film doit pas être mauvais ! Si on lit entre les lignes, ça donne : déjà que je ne vais pas voir le film que je voulais, alors au moins, on regarde un film avec un mec physiquement intelligent !
Bref ! Ce film français m’a complètement bouleversé… J’ai été absorbée par cette histoire “invraisemblable” et mon attention ne s’est pas relâchée une seule fois, jusqu’au générique…
Explication : Ce film débute sur la rencontre de Paul (Mathieuuuuuuuuuuuuuu Kassovitz) et Marie (Juliette Binoche). Ils passent la nuit ensemble. Tout va pour le mieux ! Sauf que… le lendemain matin, Marie se réveille et se rend compte que 15 ans viennent de s’écouler…  Elle découvre alors qu’elle est mariée à Paul, mais qu’il n’y a plus aucun amour entre eux et aussi qu’ils sont devenus parents. Et elle n’en n’a aucun souvenir…
OUI, je sais ! ça peut paraître un peu étrange comme histoire ! MAIS, j’ai énormément aimé ce film. Tellement, d’ailleurs, que je suis retournée le voir samedi aprem…. Je suis faible, mais quand j’aime je ne compte pas (les séances de ciné) !
Dans ce film, j’ai re-découvert Juliette Binoche. Je l’ai trouvée vraiment excellente. Elle est d’une justesse… Quand elle rigole : tu rigoles; quand elle pleure: tu pleures ! Elle joue très bien la jeune femme perdue qui tente de comprendre pourquoi il y a eu “avance rapide” dans sa vie ! Et comment elle tente de rattraper ce qui est parti en saucisse dans sa vie !
Le deuxième point fort du film, c’est Mathieu Kassovitz… Bah oui ! C’était l’une des raisons qui m’ont poussé à aller voir ce film et c’est toujours une bonne raison d’aller le voir ! Il joue trèèèèèèèèèèèèèèèèès bien, ça frise l’insolence d’ailleurs !
Et puis je me disais pendant le film qu’il n’avait pas l’air bien (son personnage est assez mélancolique), du coup, j’hésitais entre deux phrases, dans le cas où je le croiserais bien sur :
“Bon Mat’, tu enlèves ton pull et tu nous dis ce qui ne va pas !”
ou 
“épouse moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! S’il te plaiiiiiiiiiiiiiit ! Je ferais tout ce que tu veuuuuuuuux !”
Mais bon, comme je ne l’ai pas encore croisé, j’ai donc gardé le peu de dignité qu’il me restait !
Ce film, réalisé par Sylvie Testud est pour moi un chef d’oeuvre. C’est un film à la fois comique, triste, nostalgique, mélancolique et absurde ! 
L’histoire est, évidemment, recentrée sur le personnage de Juliette Binoche, Marie. Au fur et à mesure, son personnage se rend compte qu’elle était devenue, une femme ambitieuse, irascible et froide, et cela au détriment de sa famille. Il y a plusieurs étapes qui vont conduire à une remise en question. A chaque fois qu’elle franchit une étape supplémentaire et que son dossier s’alourdit, elle semble prise de vertige et la musique utilisée colle parfaitement à la situation. Elle est très belle, mais donne l’impression au cours de ces étapes que tous les bruits de la vie quotidienne, autour de Marie, ont disparu. On entend juste une musique hypnotique qui donne cette impression de vertige ou de perte d’équilibre, juste au moment où Marie se sent écrasée par les révélations des 15 dernières années.
Ce film est une sorte de puzzle démoli, il y a peu. Toutes les pièces sont là mais certaines sont plus ou moins difficiles à récupérer ! Il suffit de trouver tout le monde et de les mettre dans le bon ordre !
Ce film est une merveille… 

Le fils à Jo – 4/5

Le fils à Jo ! ! ! !
C’était risqué comme titre ! Il y a pas mal de gens à qui ça peut faire saigner les oreilles ce genre de titre !
J’entends déjà les gens dirent : le fils DE Jo, bordel !
M’enfin heureusement, on ne s’arrête pas forcément au titre du film.
Donc c’est l’histoire de Jo Canavaro, interprété par Gerard Lanvin, qui vit rugby, qui mange rugby, dort rugby et élève son fils rugby. Enfin… son fils ne s’appelle pas rugby ! Vous imaginez ? euh non ce serait ridicule !
Bref, il s’agit de l’histoire de ce père célibataire un peu (beaucoup) bourru, qui élève son fils dans l’amour du rugby. Jo est toujours suivi de près par Pompom, son plus fidèle et dévoué ami. Le fils de/a Jo, Tom aime le rugby mais a comme un blocage quand son père est présent au match.
Ce film est un très bon film français ! Vraiment ! C’est drôle et parfois très émouvant. C’est un de ces films si bien accompagné par la musique !
Les personnages secondaires sont très présents et très bien définis dans le film, Pompom (Vincent Moscato) est juste magique et “Chinois” interprété par Olivier Marchal est vraiment drôle.
Ceci dit, je ne sais pas trop si les gens partagent mon sentiment. Quand j’ai été le voir au ciné avec une de mes meilleures amies, on s’est retrouvé devant un très bon film avec 15 personnes max ! Et surtout :  Personne ne rigolait ! Alors qu’il y avait des scènes à mourir de rire !
M’enfin, les gens sont tristes ! 
Tant pis pour eux, ils sont passés à coté d’un super film ! ! ! 
Allez ! c’est cadeau, c’est en bonus track, un petite citation :
“Des gars qui portent des cravates comme ça j’en connais que deux sortes : les cowboys et les pédés. T’es pas venu à cheval, toi !” Jo Canavaro

Intouchable – 5/5

Depuis Vendredi 24 février 2012, Omar Sy est devenu Intouchable !
Bah oui, à 34 ans, recevoir le césar du meilleur acteur te rend IN-TOU-CHA-BLE !
Avant de revenir sur cette récompense, parlons peut être un peu du film ?
C’est l’histoire d’un jeune banlieusard tout juste sorti de prison (Omar Sy interprétant Driss ) qui va devenir l’auxiliaire de vie d’un riche aristocrate paraplégique (François Cluzet, interprétant Philippe). Le black des banlieues avec le blanc des beaux quartiers : le fameux duo gagnant !
Une amitié va naître entre ces deux hommes que tout oppose. Philippe va trouver en Driss, un ami dénué de pitié qui va le considérer comme son égal et lui redonner goût à la vie.
Avant que ce film ne sorte, j’ai vu l’affiche et je me suis dit que ça sentait le carton ! Rien que pour le duo Cluzet/Sy, j’avais envie d’aller le voir. Ceci dit quand le film est sorti (2 novembre 2011), il y a eu une telle frénésie que j’ai eu peur d’être déçue… En général, ça marche comme ça ! J’suis pas chiante pour deux sous : si on me dit, va voir tel film, il est génial ! Et bah en général, j’suis jamais convaincue ! Et puis, je suis revenue sur ma première impression…
Merde, me dis-je (oui quand je me parle, je suis vulgaire), tu avais envie d’y aller et juste parce qu’il y a 3 millions de personnes qui y sont allées, tu t’en priverais ????
Et bah non, j’me suis assise sur mon esprit faussement rebel et j’ai été voir le film.
Après mon troisième visionnage du film au ciné (^^), je me suis dit que j’avais drôlement bien fait !  
C’est un film drôle et puis triste et puis drôle et puis triste et puis drôle ! Bref, c’est un film qui allie à la perfection les vannes et les moments sérieux servi par une musique juste idéale. Evidemment, avec mon côté extra-sensible, ce film m’a énormément ému. Bah oui :
-> parce que François Cluzet est tellement bon acteur, que j’ai failli lui envoyer une lettre pour lui souhaiter un prompt rétablissement.
-> parce qu’Omar Sy, n’est pas QUE “bah alors doudou ? tu viens plus au soirée ?”, mais bien un acteur complet.
-> parce que je persiste et signe : la musique peut porter à elle seule, un film. Et si on reconnait le film à travers la bande son alors c’est gagné. Donc c’est gagné !
-> parce qu’on sait que c’est une histoire vraie… donc pour une fois la réalité rejoint la fiction. Et je pense qu’on a besoin de savoir qu’il existe des gens BEAUX ! Et que parfois, les belles histoires n’arrivent pas que dans les films.
Ma scène préférée se passe dans un café. Philippe y retrouve un “ami”. Cet ami s’inquiète de le voir traîner avec Driss. “Tu ne le connais pas ce type… J’ai fait des recherches sur lui, il a fait de la prison, il est sans pitié ce type.” Philippe répond : ” C’est justement parce qu’il est sans pitié que je l’ai choisi. Tu sais ce qui me plait le plus chez lui ? quand mon téléphone sonne, il me tend le téléphone… Parce qu’il oublie… il n’a aucune pitié pour moi… C’est bien le seul qui me considère comme quelqu’un de normal.”
Pour moi, c’est la scène qui représente le mieux ce film : aucun apitoiement, aucun larmoiement, aucun mélodrame !
Du coup, François Cluzet et Omar Sy ont été nominés ou nommés (j’sais jamais comment on dit…) pour le César du meilleur acteur 2012! Et c’est Omar qui a remporté la fameuse statuette.
Aujourd’hui, j’ai regardé les remerciements qu’Omar a prononcé vendredi lors de son couronnement ! (http://www.canalplus.fr/c-cinema/pid3614-c-bonus-et-interviews.html?vid=597663
Oui c’est un couronnement ! D’ailleurs, il ne va pas tarder à être canonisé par le pape ! Saint-Omar, ce sera quel jour …. ??? Disons le 2 novembre ! ! Histoire que ce soit symbolique ! ! 
Trêve de plaisanterie, quand on voit et qu’on sent l’émotion d’Omar quand il reçoit son prix, on a presque envie de pleurer, tellement lui-même est ému et reconnaissant d’avoir eu cette distinction. C’est un réel plaisir de voir un acteur aussi doué, aussi humble quand on lui dit qu’il est le meilleur de l’année ! Omar n’est pas blasé et je pense qu’il doit savourer cette victoire méritée !
Pour finir sur ce film, quelques petites citations déjà cultes :
“Pas de bras, pas de chocolat !”
“Je la connais cette chanson !Si, si, je la connais, tout le monde la connait ! Mais si ! Bonjour, vous êtes bien aux ASSEDIC de Paris, toutes nos lignes sont actuellement occupées, le temps d’attente est d’environs 2 ans.”
“-J’aime bien Goya.
-Moi aussi mais bon faut dire que depuis Pandi-Panda, elle a rien fait de terrible !”
Enjoy !